ESSAOUIRA
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Un Charme Discret |
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Éternellement protégée par les alizés, noyée au milieu des fleurs, Essaouira la Blanche embaume de toutes les essences que travaillent ses ébénistes. Marqueteries de thuya, de citronnier, de cèdre garderont au fil des années l'odeur de leur bois précieux.
Essaouira, provient de Al Souirah, soit la petite forteresse entourée de murailles... La ville, baignée par l’Atlantique, située entre Safi, au Nord, et Agadir au Sud, , a toujours bien porté son nom. Bien obligée de se protéger contre les pirates de tous bords, Essaouira, les pieds dans la mer s'est de tout temps abritée derrière une muraille sensée être inexpugnable...
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Comptoir bouillant d'affaires en tous genres, Essaouira était donc fort convoitée, et ce depuis le VIIème siècle avant JC. La découverte de vestiges de céramique sur les îles de la baie de la ville confirme, en effet, la présence des phéniciens dans la région à cette époque. Mais ceux qui devaient marquer cette ville de leur empreinte, sont bel et bien les Portugais.
D'ailleurs jusqu'à la proclamation de l'indépendance du Maroc, Essaouira fut appelée, Mogador, probablement une traduction du Portugais de Amogdul. En tout cas, les livres pensent ainsi, et ils n'auraient pas tout à fait tort, dans la mesure précisément où le dignitaire d'Essaouira enterré à trois kilomètres de la ville, s'appelait Sidi Mogdul. Les portugais y élisent résidence dès le XVIème siècle, et c'est au début du XVIème siècle qu'ils y construisirent une forteresse qui allait conférer à la ville sa configuration spécifique. Une forteresse tellement utile (n'atténuait-elle pas son caractère vulnérable en raison de sa trop grande exposition), qu'elle fut restaurée par Moulay Abdelmalek en 1628. Mais ce n'est qu'au XVIIIème siècle que la ville fut fondée par Sidi Mohamed Ben Abdellah, un autre roi de la dynastie Alaouite.
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Les activités économiques
L'activité principale d'Essaouira est la pêche. Pendant de nombreuses années le port de la ville a été le premier port sardinier du Monde.
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Essaouira, c'est le Royaume de la Dame Sardine. Comme Safi et Agadir, Essaouira regorge logiquement d’une mine précieuse de poissons Dans le port d'Essaouira, il y a de la sardine toute fraîche comme il n’y en a pas ailleurs !
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L'artisanat n'est pas du reste. Il constitue une source non négligeable. Sculpture sur bois, surtout, mais aussi sur l'argent et le bronze, Essaouira a plusieurs longueurs d'avance sur ses concurrentes. Les tables souiries, de toutes sortes, sont fort prisées, du fait de leur désign difficilement égalable…L'histoire de l'ARGANIER : cet arbuste donnant ce petit fruit très prisé est très apprécié aussi par les chèvres, celles-ci s'en donnent à cœur joie, sous l'œil intéressé du berger.
L'argan, traverse un long voyage passant par la gestation effectuée par ces caprins, avant d’être récupéré et envoyé au pressoir pour nous donner une huile si pure, si fine, si légère : l'Huile d'Argan Bien curieuse tradition ! Mais le résultat fait oublier le reste.
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Après un tagine de poissons Souiri, succulent, à l'huile d'argan, on ne peut déguster mieux . Argan fournit aussi des crèmes et huile bronzage très conseillés pour la peau.
Médina
La médina d’ Essaouira abritait aussi un grand nombre de synagogues qui témoignaient du dynamisme de la population juive.
Parmi les plus importantes et les plus anciennes de ces synagogues, on trouve celle de Simon Attias située au cœur de l’ancienne Qasbah. Elle est construite à la fin du XIX ème siècle par un marchand de la ville dont elle porte encore le nom.
Ce monument, de forme rectangulaire, qui est actuellement inutilisé, s’étend sur une superficie de prés de 500m, avec un patio central de 40m, est construit sur trois niveaux
-L’entrée principale est marquée par un grand portail en pierre taillée entourant une porte en bois massif.
Le vestibule d’entrée donne directement sur le petit axe du patio et dessert à droite la salle de prière A gauche, se trouvent les escaliers qui desservent les étages et la terrasse. La grande salle des prières est à deux niveaux, avec un espace réservé aux femmes situées au niveau d’une mezzanine aménagée sur les trois côtés de la salle de prière.
le patio central d’une trentaine de m, est entouré d’une galerie sur laquelle s’ouvrent différents locaux. Les locaux de l’étage s’organisent autour d’une coursive protégée par une balustrade en bois tourné.
Le 3ème niveau se compose de deux grandes salles, le bâtiment accuse dans son ensemble une sobriété et une pureté des formes et des matériaux
Un soin particulier a été apporté à la décoration de la salle de prière ainsi qu’aux vestibules.
Les monuments décrits ci-dessus constituent un important témoignage de la coexistence, à Essaouira de plusieurs confession ; coexistence qui a apporté, dans le passé une contribution importante au développement économique et culturel de la cité.
Cette coexistence de plusieurs cultures se reflète dans l’architecture même des bâtiments qui associent des éléments de l’architecture marocaine et de l’architecture classique européenne.
Hormis les fortifications et les édifices religieux, la médina d’Essaouira abrite un certain nombre de maisons de consuls, d’une richesse architecturale et décorative importante inspiré à la fois du style de construction européen et marocain (consulats danois, espagnol,…), demeures privées (Riads) attestant du goût raffiné de leurs constructeurs et dont la majorité conserve toujours leur aspect traditionnel originel.
L’ancien siège du consulat de Danemark est parmi les édifices construits lors de la fondation de la ville d’Essaouira au XVIIIème siècle.
Les îles purpuraires
L’île d’Essaouira qui fait partie d’un archipel d’ilots, est éloignée de 800 m du port de la ville. Elle est située dans un milieu insulaire unique en son genre sur le littoral marocain.
L’archipel conserve des vestiges importants des différentes civilisations antiques qui s’y sont succédées L’île de Mogador fut également un point de débarquement des marins portugais, français et espagnols.
L’île de Mogador fut fortifiée par quatre bastions de protection solidement bâtis en pierre de taille, équipée de canons remontant au XVIIIème siècle.
Dans l’île principale s’érige une mosquée ainsi qu’une prison construite au centre en 1897 ; sur l’ordre du Sultan Moulay Abdelaziz pour y fermer les rebelles des tribus Rhamna.
Elle se présente sous forme d’une grande enceinte à ciel ouvert d’une dizaine de mètres de hauteur. Actuellement l’île constitue une destination privilégiée pour les visiteurs de la ville. Vu qu’elle est classée réserve naturelle et qu’elle jouit de qualités bioécologiques importante. En effet, 9 espèces d’oiseaux fréquentent cet archipel pour s’y reproduire dont le faucon d’Eléonore, espèce protégée sur le plan international.
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